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Lyon
Le nom de l’antique Lugdunum est composé de deux mots gaulois : de Lug (un dieu celtique) et dunos (forteresse, colline), l'ensemble désignant donc "la forteresse de Lug". Mais les toponymes (nom propre désignant un lieu) celtes sont de façon rarissime constitués d'un théonyme (nom d’un dieu) et Julius Pokorny (spécialiste des langues celtiques, 1887-1970) rapproche la première partie du nom du radical indo-européen lug (sombre, noir, marais), ou de Ludza en Lettonie, Lusace en Allemagne (du sorabe Lužica) voire Lužice en Tchéquie. Sur cette base, on pourrait également le rapprocher de Luze en Franche-Comté et divers hydronymes (nom propre désignant un cours d’eau, une mer, un lac, etc.) comme la Louge. La signification du toponyme Lugdunum serait alors, "colline [au-dessus] de l'eau noire".
Au fil des siècles, le nom de Lugdunum devient progressivement Lugduum, puis par la formation d’un yod à partir du groupe UG, il devient Lyduum, puis Lyuum. UM se transforme en ON, pour donner Lyon au XIIIe siècle.
La ville, à l'époque romaine, était aussi appelée Caput Galliae i.e. "capitale des Gaules". L'archevêque de Lyon est encore aujourd'hui appelé le "Primat des Gaules".
Emblème de la ville de Lyon, Guignol est tout à la fois l'héritier des traditions du XIXe siècle, chantre du parler lyonnais et support vivant des traditions théâtrales du spectacle français de la marionnette à gaine. Guignol est créé à Lyon vers 1808 par Laurent Mourguet. Le terme désigne également par métonymie le théâtre de marionnettes comique dont Guignol est le personnage principal, formant avec Gnafron et Madelon le trio récurrent des pièces du répertoire classique. À l'origine, ce théâtre déroule un canevas improvisé - non-écrit - servant de gazette locale à caractère satirique.

Depuis le XVIIIe siècle l'industrie de la soie a fait de Lyon la première ville ouvrière de France. Au début du XIXe siècle, l'arrivée des métiers à tisser Jacquard va profondément modifier le travail de la soie, mais également le mode de vie des ouvriers. Ces métiers à tisser sont trop hauts pour pouvoir être utilisés dans les logements des quartiers de Saint-Nizier, Saint-Georges et Saint-Jean. Sur la commune de la Croix-Rousse on construit des bâtiments en fonction de ces imposants métiers (en moyenne 4 mètres de hauteur) et on les dote de hautes fenêtres. Cette commune offre d'autres avantages : c'est une zone dispensée de l'octroi, à l'abri des inondations, et dont les loyers sont moins élevés que ceux de Lyon. On assiste ainsi à la naissance d'un quartier (La Croix Rousse est rattachée à Lyon en 1852) manufacturier et surtout d'une catégorie professionnelle spécifique, les canuts.

Le parler lyonnais donne aux enfants le surnom de gones pour les garçons et fenottes (tombé en désuétude) pour les filles.



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