Le cerveau
En neurosciences cognitives, l'asymétrie cérébrale désigne l'inégale implication des deux hémisphères du cerveau dans les différentes fonctions mentales. Les deux hémisphères sont très semblables anatomiquement mais il existe un certain nombre de caractéristiques plus fines qui les distinguent l'un de l'autre. Le lien entre ces différences structurelles et les différences fonctionnelles reste encore mal compris.

Bien que dans la communauté scientifique, la question de l'asymétrie cérébrale fasse l'objet de nombreuses controverses, ce thème connaît une grande célébrité auprès du grand public.

En France c'est un médecin cancérologue, Lucien Israël, qui en 1996 ose sur le sujet un ouvrage qui, comme il le précise bien lui-même, ne relève absolument pas de la vulgarisation scientifique mais de l'exploration conceptuelle (il n'y est pas question d'exposer des vérités mais d'explorer des idées) : "Cerveau droit, cerveau gauche".
Il est suivi par Béatrice Millêtre, psychothérapeute, qui applique le concept à l'amélioration du bien-être des personnes qu'elle reçoit, partant du constat qu'au moins un tiers des personnes qu'elle reçoit sont "neuro-droitières" et ont développé un malaise du fait qu'elles l'ignorent et ne savent pas en tirer parti. Forte de son expérience, elle publie alors "Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués".

Ce qui est certain, c'est que chaque hémisphère est relié à la partie opposée du corps. C'est-à-dire que si quelque chose touche la partie gauche de votre corps l'information ira au cerveau droit, et si vous attrapez cette chose avec votre main droite, l'ordre vient du cerveau gauche.

La répartition « psychique » ne peut pas être aussi formelle, d'autant qu'il s'agit de fonction dominante et qu'il existe toujours une « coopération » entre les deux côtés du cerveau.

On a tiré, de ces observations, la théorie de l'asymétrie qui - quelque soit sa réalité anatomique dans le cerveau - se rapporte à un comportement de l'individu que l'on ne peut ignorer.
Cerveau gauche

On le dit analytique, logique, mathématique, séquentiel.
Il fonctionne de préférence à partir du détail, il s'en sert pour aller vers la complexité.
C'est le siège préférentiel du langage, mais pas exclusivement.
Il stocke les informations apprises consciemment.
L'intelligence analytique
Elle est exacte par nature et s'exprime pleinement dans le détail, dans l'abstraction, dans l'indexation. C'est la base des sciences, qui permet d'affirmer que 1 + 1 = 2. En théorie, elle ne peut être prise en défaut, et permet d'atteindre tous les niveaux de complexité par addition. La tentation est forte de l'assimiler aux mathématiques, mais c'est aussi la base du langage. Son plus gros défaut est qu'elle ne supporte pas les lacunes. Voir : pensée verbale | René Descartes | Algèbre de Boole (logique) | raison

Cerveau droit

On le dit analogique, empirique, intuitif.
Il fonctionne plutôt sur la globalité, l'expérience et l'erreur, la déduction.
C'est le siège préférentiel du traitement de l'image et de la communication non verbale
Il stocke les données liées aux sentiments, l'intuition et le subconscient.
L'intelligence empirique
Elle est intuitive et s'exprime mieux dans le recoupement, l'expérience et donc la globalité. Elle intervient plus dans l'adresse physique, dans les mathématiques complexes, ou quand le langage devient poétique. Elle permet de résoudre un problème sans en avoir toutes les bases, mais s'accommode mal de l'abstraction, car tout apport doit s'intégrer à l'ensemble. On l'assimilerait à l'intelligence artistique, ou l'intelligence de l'image.
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