Quelques figures de style
Afin d'enrichir un texte, il est conseillé d'utiliser - mais avec parcimonie - ce que l'on appelle "des figures de style"
Les grands auteurs les utilisent car elles apportent "le petit truc en plus" qui agrémente un texte et lui donne du relief. Cependant, l'abus d'une même figure de style alourdit (et fait même "pédant") et il est recommandé de ne l'utiliser qu'une seule fois dans un texte court ou dans un paragraphe, deux fois au maximum si elles sont très différentes (de façon à ne pas faire "déjà vu").

En voici quelques-unes :
Allégorie : n.f. Expression d’une idée par une image, un tableau, un être vivant …
Marianne est l'allégorie de la République française
Allitération : n.f. Répétition des mêmes sonorités à l’initiale de plusieurs syllabes ou mots.
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?
Anacoluthe : n. f. C’est une rupture de construction de la phrase.
Vous voulez que Dieu vous comble de bienfaits et ne l’aimer jamais ?
Le sang, à votre gré, coule trop lentement.

Anaphore : n. f. Répétition d’un mot ou d’un groupe de mots dans le but d’amplifier l’expression d’une idée ou de donner de l’importance au rythme des vers.
Ces deux vers :
«Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté. »

sont repris trois fois dans le poème L'invitation au voyage de Baudelaire.
Antanaclase : n. f. La reprise d’un même mot avec un sens différent.
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point.
Antiphrase : n.f. Manière de s’exprimer qui consiste à dire le contraire de ce qu’on pense.
C’est malin ! Pour qualifier une idiotie.
Antonomase : n.f. Procédé par lequel, à la place d’un nom commun, on emploie un nom propre qui énonce sa qualité essentielle (et réciproquement)
Harpagon pour avare.
Apocope : n. f. Chute d’un ou plusieurs sons, d’une ou plusieurs lettres, d’une ou plusieurs syllabes, à la fin d’un mot.
Auto pour automobile.
Ciné, cinéma pour cinématographe.
Assonance : n. f. Répétition d’une même voyelle ou d’un même son dans une phrase.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (les sons : è, an, é)
Chiasme (pron. kjasm) : n. f. Figure ou les termes sont croisés.
C'est blanc bonnet et bonnet blanc.
Circonlocution : n.f. (Plus littéraire que la périphrase) Manière de parler dans laquelle on exprime sa pensée de manière indirecte et imprécise.
L’oiseau du printemps pour l’hirondelle.
Ellipse : n. f. Elle consiste à omettre volontairement certains éléments logiquement nécessaires à l’intelligence du texte. Cela accélère considérablement la narration.
Pierre mange des cerises, Paul ... des fraises.
Epitrope : n.f. Figure de rhétorique, qui consiste à accorder quelque chose qu'on pourrait contester, afin de donner plus d'autorité à ce qu'on veut persuader.
Vous êtes certainement très malin, monsieur, mais vous vous trompez.
Euphémisme : n.m. Adoucissement d’une expression trop crue, trop choquante.
N’être plus très jeune pour être âgé.
Hypallage : n. f. Une hypallage est une figure qui attribue à certains termes d’un énoncé ce qui devrait logiquement être rattaché à d’autres termes de cet énoncé.
Ils allaient obscures dans la nuit solitaire.
Phèdre mourait, Seigneur, et sa main meurtrière Éteignait de ses yeux l’innocente lumière.

Hyperbole : n.f. Procédé qui consiste à exagérer l’expression pour produire une forte impression.
Un géant pour un homme de haute taille.
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